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Le Premier ministre François Bayrou a présenté le 8 juillet à Chartres un projet de réforme visant à renforcer considérablement le rôle des préfets dans les départements et régions. Officiellement, il s’agit de « rapprocher » l’État des citoyens et de rendre les politiques publiques plus lisibles. Mais derrière cette volonté affichée de « proximité », le texte soulève des questions importantes, notamment pour les agents publics et pour la démocratie locale.
Concrètement, la réforme prévoit :
Cette vision d’un préfet « patron » local de l’État s’appuie sur la modification du décret du 29 avril 2004 et sur l’élargissement du pouvoir de dérogation aux normes, censé permettre plus de « souplesse » pour les projets locaux.
Autre objectif assumé : la réforme vise aussi à faire des économies. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a ainsi annoncé la suppression ou fusion d’un tiers des opérateurs publics d’ici 2027, pour un gain estimé par le gouvernement de 2 à 3 milliards d’euros. Des chiffres fortement contestés par le Sénat, qui évalue les économies réelles à 540 millions d’euros.
Pour la CFDT, il est essentiel de rappeler que la proximité et la qualité du service public ne se construisent pas uniquement par des économies et une concentration des pouvoirs.
Comment garantir que cette recentralisation autour du préfet ne réduira pas la capacité d’initiative des services sur le terrain ?
Quid du dialogue social local et de l’avis des agents et de leurs représentants ?
Cette réforme améliorera-t-elle vraiment le service rendu aux usagers, ou risque-t-elle d’accroître la complexité et d’éloigner encore les décisions du terrain ?
La CFDT rappelle que la qualité du service public passe d’abord par :
Assistons-nous à une prise en main de l’encadrement de l’administration territoriale de l’État et de certaines politiques publiques par les autorités préfectorales ? Nous serons attentifs à la mise en œuvre concrète de cette réforme, pour qu’il n’en soit pas ainsi et qu’il n’y ait pas de rationalisation budgétaire au détriment du service rendu aux citoyens.