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Déclaration préalable CFDT au CSA de réseau des Préfectures et SGCD du 17 juin 2025.Thèmes abordés dans la déclaration liminaire :
Monsieur le Président,
L’année 2025 s’est ouverte avec des mesures impactant le pouvoir d’achat des agents publics puisque depuis le 1er mars 2025 les agents malades subissent un abattement de 10% de leur rémunération qui s’ajoute au jour de carence en cas d‘absence pour maladie ordinaire. Cette mesure est inique et stigmatisante pour les agents publics malades et spécifiquement pour les femmes enceintes qui subissent une sanction financière injuste qui ne prend aucunement en compte les réalités médicales, sociales ou professionnelles liées à leur grossesse. La CFDT en demande le retrait ;
Les dernières déclarations du Ministre de l’économie qui indique vouloir « engager la baisse du nombre de fonctionnaires » sont des plus inquiétantes pour les agents et les citoyens qui sont en attente d’un service public de qualité.
Les 101 créations d’emploi dans les préfectures promises par le ministre, à la suite des rencontres de l’ATE, ne sont pas encore recrutées localement, que le spectre des diminutions d’effectifs resurgit. Pour ces 101 création d’emploi, la CFDT souhaiterait, d’ailleurs, avoir un état des lieux précis des recrutements par catégories, missions, départements et statuts (fonctionnaires / contractuels)
Pour la CFDT, il n’est pas envisageable de diminuer à nouveau les effectifs au sein des préfectures, sous-préfectures, SGCD et SGAR. La situation y reste très tendue : les agents peinent à faire face à une charge de travail trop lourde les mettant en difficulté face à une gestion des demandes en constantes augmentations et face à des flux et des stocks qui ne cessent de s’accroître, situation qui n’est pas sans conséquence pour les usagers en attente du traitement de leur demande. Une telle réalité a d’ailleurs été récemment mesurée dans les résultats du baromètre social de l’ATE.
La CFDT rappelle qu’elle préconise, de longue date, un travail sur la mise en place d’effectifs socle, en deçà desquels les missions ne pourront être exercées.
Pour faire face aux missions et à cette augmentation constante des demandes et des flux, les préfectures et SGCD ont besoin d’un plan d’action ambitieux pour développer l’attractivité de leurs missions. Trop de postes restent vacants à l’issue des mobilités, mettant ainsi en difficulté des collectifs de travail qui doivent continuer à faire plus avec moins.
Aussi, la CFDT insiste sur la nécessité d’inscrire au budget 2026 les créations d’emploi prévues dans la LOPMI et de concrétiser, à termes, l’ensemble des créations d’emplois pérennes par l’ouverture de places supplémentaires dans les concours. Même si, on peut comprendre pour gérer l’urgence de recrutement, que ceux-ci puissent se faire par voie de contractualisation en cas d’absence de fonctionnaires concourant sur une offre ouverte à la mobilité, la règle de priorité d’emploi des fonctionnaires sur des emplois permanents nécessite l’ouverture de ces concours dès lors que des postes sont créés budgétairement.
Dans le même temps, pour la CFDT, il est impératif, d’augmenter l’attractivité des métiers et redonner de réelles perspectives de carrières aux agents. Cela passe, notamment, par une augmentation des taux de promotion et avancement, qui ont été injustement revus à la baisse pour certaines catégories d’agents pour l’exercice 2026 et par la mise en place de parcours professionnalisant pour les contractuels recrutés par le MI.
Les agents du Mi sont en attentes de mesures leur permettant de concourir aux missions de service publics qui sont les leurs dans des conditions acceptables.
Pour la CFDT, le développement de l’Intelligence artificielle ne peut être la seule perspective envisagée pour améliorer leur quotidien. D’une part, parce que le développement de l’IA coute cher et que cela emporte des choix stratégiques en matière de dépenses dans un contexte budgétaire tendu, et, d’autre part, parce que le développement de l’IA ne peut se concevoir sans limites et sans garanties minimales pour les agents et les usagers du Secteur Public. A ce titre, la CFDT demande la mise en place d’un accord sur le développement de l’Intelligence artificielle au Mi permettant de cadrer son action dans le cadre d’un dialogue social ouvert et participatif..
De plus, pour la CFDT, il est difficilement entendable qu’il soit demandé aux représentants locaux de travailler à des mesures de maitrise des dépenses du budget de l’action sociale en matière de restauration, au motif que les dépenses de restauration auraient explosées et seraient trop onéreuses. Alors qu’on constate que le budget de l’action sociale du MI est sous doté par rapport à d’autres ministères et que bon nombre d’agents n’accèdent pas à ou n’utilisent pas la subvention ministérielle pour les frais de restauration. Pour la CFDT, il est impératif de garantir à tout agent une égalité d’accès à une restauration subventionnée de qualité, quel que soit le lieu d’affectation.
Pour la CFDT, il est également primordial que le MI respecte les délais de mise en œuvre de la protection sociale complémentaire Santé. Les retard pris dans son déploiement ont un impact direct sur les pouvoir d’achat des agents. A ce titre, la CFDT, demande que soient impérativement respectées les dernières dates indiquées, à savoir le 1er janvier 2026, pour la partie Santé et 1er semestre 2026 pour la partie Prévoyance. La mise en œuvre de la PSC au MI ne peut connaître de nouveaux retards alors que d’autres ministères l’ont déjà déployée. La CFDT déplore que les contrats santé et prévoyance ne puissent pas être mis en place en même temps au 1er janvier 2026 et demande toujours une compensation du retard pris dans son déploiement.
Par ailleurs, la CFDT reste en attente de la mise en œuvre des mesures annoncées par le ministre à l’issue des rencontres de l’ATE et visant à revaloriser les IFSE des agents d’accueil pour compenser l’absence de NBI et à revaloriser l’indemnisation des astreintes notamment. La CFDT n’oublie pas qu’un certain nombre d’agents ont été oubliés des revalorisations IFSE de 2022 et 2024 à savoir les TSIC, les C administratifs, les agents de la filière techniques : il est plus que temps de réparer ces injustices.
Enfin, et pour clore cette intervention, la CFDT souhaite revenir sur les problématiques de paye de plus en plus nombreuses que subissent les agents. La CFDT est inquiète de la situation difficile dans laquelle se retrouvent les agents de la paye des SGAMI qui font face à une charge de travail toujours plus dense et très technique, et doivent respecter les échéances à un rythme effréné. La CFDT tient à saluer leur engagement et demande que des mesures soient mises en place pour renforcer humainement et techniquement les équipes qui font face à un turn- over important. C’est essentiel pour la continuité de la paye et la préservation de la santé des agents, dans un contexte qui risque encore de s’alourdir avec la prise en charge de la PSC en paye.
Je vous remercie de votre attention et vous prie de bien vouloir annexer cette déclaration liminaire au PV de cette réunion.