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Pour la CFDT, la santé physique et mentale des agents doit être une priorité !
Alors que la santé mentale est pour la seconde année consécutive considérée comme grande cause nationale, la CFDT est fortement inquiète pour la santé des agents qui exercent leurs fonctions dans les Préfectures, Sous-Préfectures et SGCD.
Les indicateurs transmis au sein de cette formation spécialisée de réseau démontrent que les signalements à la cellule ALLO DISCRI sont en hausse constante depuis 2019 de même que les consultations de la cellule psychologique, qui pour les 2 tiers sont en lien avec l’environnement professionnel et portent particulièrement sur les relations avec la hiérarchie ou les collègues ou encore sur le contenu de leur travail et leur charge de travail.
Force est de constater que les conditions de travail se dégradent au sein des préfectures, sous-préfectures, et SGCD, sans qu’aucune décision forte visant à remédier à la situation ne soit prise !
Pourtant les outils de prévention existent sans qu’il n’y ait véritablement la mise en œuvre d’une réelle politique volontariste visant à donner les moyens pour les mettre en place.
En matière de gestion des RPS, les plans de prévention RPS sont encore trop peu développés et les cellules de veille RPS sont loin d’être systématiquement saisies pour travailler sur des solutions aux tensions dans les collectifs de travail.
Souvent l’un des seuls recours des agents en difficulté reste la médecine de Prévention, quand celle-ci est accessible. La pénurie de médecins du travail pose de réelles difficultés au quotidien compensées par un dévouement extrême de tous les acteurs du réseau de médecine de prévention qui mettent tout en œuvre pour trouver des solutions aux situations les plus urgentes. Mais pour combien de temps ?
Pour la CFDT, il est urgent de:
De plus, le contexte international avec la guerre au Moyen Orient et l’envolée des prix du pétrole et des énergies fossiles viennent ajouter anxiété et difficultés financières pour les agents qui doivent faire face à des charges non maîtrisées sans aucune perspective d’évolutions salariales. A ce titre, la CFDT demande de favoriser un recours accru au télétravail pour amortir un tant soit peu la hausse des prix du carburant dans le budget des agents.
Bien au contraire, le gouvernement commence à s’inquiéter de la dérive des arrêts maladies et affiche vouloir rechercher des pistes pour réduire l’impact budgétaire. Parallèlement, la réforme du temps partiel thérapeutique a fait l’objet d’un rejet unanime des organisations syndicales qui s’inquiètent de la volonté d’en limiter l’accès pour les agents malades.
Dans un tel contexte, la CFDT a pris connaissance avec attention du rapport de l’Inspection Générale de l’Administration sur la restauration collective.
La CFDT restera vigilante sur les orientations prises par les autorités du Ministère en la matière. Pour la CFDT, la participation du MI à la restauration administrative des agents est une nécessité ; il est indispensable de mettre les moyens permettant aux agents d’accéder à une participation équitable sur l’ensemble du territoire.
Nous terminerons cette intervention, en faisant un focus, sur la protection sociale complémentaire. Le contrat PSC Santé du MI s’est mis en place sans grandes difficultés à l’exception de certaines situations crispantes au démarrage pour la prise en compte des options ou des ayants droits et, à ce stade nous avons certaines remontées marginales mais non moins irritantes sur des blocages de remboursements des frais avec des sommes importantes à rembourser et des difficultés à avoir une réponse pour obtenir des explications.
Par ailleurs, la CFDT alerte sur les situations difficiles dans lesquelles peuvent se trouver certains agents malades, y compris en affection longue durée qui, depuis la mise en place du retrait de 10% de leur salaire en cas d’arrêt maladie, n’ont plus de document officiel pour attester de la perte de rémunération à présenter à leur prestataire prévoyance, d’autant que le passage en comité médical est souvent très long.
Cette situation n’est pas admissible dans un contexte inflationniste qui impacte le pouvoir d’achat de chacun.
La maladie ne devrait pas conduire à ajouter à l’anxiété du lendemain la difficulté à gérer le quotidien !
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