Revalorisation du SMIC
Au 1er janvier 2026, le SMIC a été revalorisé de 1,18 %.
Pour respecter le salaire minimum légal, l’administration doit donc verser une indemnité différentielle à compter du 1er janvier 2026 aux agents dont l’indice majoré est inférieur à 371.
Environ 356 000 agents publics des trois versants de la fonction publique sont concernés par cette revalorisation au 1er janvier 2026.
L’indemnité différentielle sera versée :
- aux agents des cinq premiers échelons de l’échelle C1
- et aux agents des trois premiers échelons de l’échelle C2
À titre d’illustration, pour un agent à temps complet à l’indice majoré 366, le gain mensuel brut lié à la revalorisation du SMIC sera de 21,23 €, indemnité différentielle incluse.
Cette indemnité est égale à la différence entre le montant mensuel brut du SMIC (1 823,03 euros) et le montant mensuel brut du traitement indiciaire correspondant à l’IM.
En cas de temps partiel, temps non complet ou demi-traitement, le montant de l’indemnité différentielle est réduit dans les mêmes proportions.
La CFDT n’est pas favorable à cette indemnité différentielle qui n’est pas prise en compte dans le calcul de la retraite.
Pour la CFDT, il est urgent que le gouvernement s’attelle à mettre en place des mesures de revalorisation des rémunérations des agents publics et notamment une refonte en profondeur des grilles indiciaires.
Vous trouverez en PJ un courrier intersyndical du 16 janvier 2026 dans lequel les Organisations syndicales signataires, dont la CFDT , demandent au gouvernement d’inclure dans le projet de loi de finances pour 2026 des mesures de revalorisation indiciaire des rémunérations des agent publics :
une revalorisation importante de la valeur du point d’indice ;
des mesures de revalorisation des grilles indiciaires qui permettent dans chaque catégorie hiérarchique une réelle progressivité du traitement ;
- l’abrogation de la baisse de 10 % des rémunérations pendant les congés de maladie ordinaire ;
l’abrogation du jour de carence.