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Syn­di­cat du Ministère

de l’Intérieur
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Après le secré­taire général du min­istère de l’intérieur, c’est le directeur général de la police nationale qui a annoncé le 6 octo­bre dernier aux représen­tants des per­son­nels la liste des ser­vices choi­sis par Mon­sieur DAR­MANIN pour être RE-​LOCALISES en province, en dehors des grandes métropoles.

La CFDT s’est déjà exprimée sur les annonces de Mon­sieur ALBER­TINI, secré­taire général du min­istère de l’intérieur et ne peut donc que réa­gir à nouveau.

Nous DENON­CONS une fois de plus:

  • Une démarche politi­ci­enne, curieuse­ment héritée des années 90 et de Mme Edith CRES­SON, alors Pre­mière min­istre d’un Gou­verne­ment social­iste, qui passe à côté des attentes des citoyens des années 2000 qui deman­dent des ser­vices de proximité,
  • L’incohérence, voire l’arbitraire, dans les choix des ser­vices relocalisés,
  • L’absence totale de con­cer­ta­tion et de trans­parence dans la démarche,
  • Le coût de ces re-​localisations,
  • Un accom­pa­g­ne­ment social insuff­isant, qu’il s’agisse du mon­tant des primes de départ ou de l’emploi des conjoints,
  • Un avenir incer­tain pour les agents qui accepteront de suivre, que ce soit en ter­mes de car­rière, de mobilité, …
  • Les prob­lèmes soci­aux et psy­chologiques aux­quels vont devoir faire face les agents concernés.

La CFDT s’interroge, comme tout le monde, sur les critères qui ont pré­valu pour le choix des direc­tions ou ser­vices annon­cés par M. VEAUX comme devant être relo­cal­isés, à savoir :

DCRFPN, IGPN, plate­formes Thésée, PHAROS, …, SNEAS.

Le choix de la DCRFPN et du SNEAS inter­pel­lent tout particulièrement

  • La DCRFPN fait par­tie des heureux élus. Pourquoi ? C’est l’incompréhension et la con­ster­na­tion qui règ­nent désor­mais au sein de cette direction,

La DCRFPN n’est pas qu’une direc­tion, elle est un sym­bole fort, celui d’une volonté poli­tique de faire de la for­ma­tion et du recrute­ment des leviers et des acteurs essen­tiels pour une police à la fois pro­fes­sion­nelle et exemplaire.

La relo­cal­i­sa­tion de la DCRFPN s’accompagnera-t-elle d’une restructuration ?

On peut légiti­ment se poser la ques­tion compte tenu notam­ment de l’annonce du pro­jet de créa­tion d’une Académie de police à Montpellier.

Va-​t-​on ven­dre la DCRFPN à la découpe ?

Que vont devenir les agents qui, pour la plu­part, ont con­struit leur vie dans le 77, que vont devenir leurs mis­sions ? Tout le monde attend des réponses rapi­des et claires !!!

  • Le SNEAS, à peine créé, déjà délocalisé !

Quel va être l’impact d’une re-​localisation sur une struc­ture aussi frag­ile, qui a du mal à trou­ver son rythme de croisière ?

Cela n’a pas l’air de préoc­cu­per nos responsables.

Après tout les JO ce n’est que dans 3 ans !

Comme nous l’avons déjà écrit, les délocalisations/​relocalisations ne sont pas une pra­tique nou­velle. Dans les années 90, il s’agissait d’apporter des emplois du pub­lic ou du privé dans les villes où le taux de chô­mage était le plus élevé. C’est d’ailleurs en 1993 que l’ENA a été délo­cal­isée à Stras­bourg avec une école coupée en deux pen­dant 13 ans et des sur­coûts colossaux !

Alors même que, dans les années 90, les délo­cal­i­sa­tions sus­ci­taient déjà beau­coup de cri­tiques, notam­ment à cause de leur car­ac­tère impro­visé, aujourd’hui, non seule­ment l’improvisation domine tou­jours mais on a encore plus de mal à com­pren­dre l’objectif poursuivi.

Par con­tre, on mesure bien les dégâts prévis­i­bles pour les agents con­cernés bien sûr, mais égale­ment pour les ser­vices re-​localisés et les mis­sions qu’ils assurent.

Rap­pelons que dans les années 90, seuls 15 % des effec­tifs affec­tés dans les ser­vices délo­cal­isés avaient suivi leur poste !