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    En 2019, la CFDT con­tin­uera de s’engager pour chacun

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    La CFDT Fonc­tions publiques milite pour que tous les agents publics, fonc­tion­naires et con­tractuels, soient cou­verts en santé et en prévoy­ance et que la par­tic­i­pa­tion des employeurs soit au moins équiv­a­lente à celles des employeurs privés

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    BONNE ANNEE

C’est par un Tweet de Lau­rent Berger envoyé le 11 décem­bre à 9 h 52 que les mil­i­tants ont appris la bonne nou­velle. « C’est his­torique : la CFDT devient le pre­mier syn­di­cat en France, privé et pub­lic con­fon­dus ! Depuis sa créa­tion, la CFDT porte un syn­di­cal­isme human­iste, proche des tra­vailleurs, effi­cace dans l’amélioration de leur quo­ti­dien. C’est lui qui aujourd’hui est porté à la pre­mière place ! » Pour­tant, jusqu’au bout, le doute a sub­sisté chez les mil­i­tants de devoir se con­tenter de cette deux­ième place dévolue à la CFDT depuis si longtemps. L’objectif des 20 000 voix à rat­traper sur la CGT (privé et pub­lic con­fon­dus) sem­blait à la fois à portée et étrange­ment inac­ces­si­ble. La remon­tée des résul­tats présen­tée aux organ­i­sa­tions syn­di­cales et à la presse le 11 décem­bre par Olivier Dus­sopt, secré­taire d’État auprès du min­istre de l’Action et des Comptes publics, l’a cepen­dant con­firmé : l’investissement mil­i­tant sans précé­dent a porté ses fruits. Avec 457 187 voix sur les trois ver­sants de la fonc­tion publique, la CFDT parvient à réduire net­te­ment l’écart avec la CGT, qui totalise de son côté 525 920 voix. Certes, la CFDT reste deux­ième organ­i­sa­tion dans la fonc­tion publique, avec 19 % des voix, mais elle gagne du ter­rain dans des secteurs et des étab­lisse­ments jugés autre­fois imprenables.

De nou­velles modal­ités de scrutin

Ce scrutin était le deux­ième, après celui de 2014, à per­me­t­tre à tous les agents des trois ver­sants de la fonc­tion publique – État, ter­ri­to­ri­ale et hos­pi­tal­ière – de voter de façon simul­tanée. Autre nou­veauté, les listes de can­di­dats étaient établies selon la règle de la représen­ta­tion équili­brée des femmes et des hommes, ce qui va sans nul doute accélérer la fémin­i­sa­tion des équipes. Côté organ­i­sa­tion, le vote élec­tron­ique a con­tinué de se déployer ; il con­cerne aujourd’hui 72 % des agents de l’État. C’était déjà le cas au min­istère de l’Éducation nationale en 2014, rejoint en 2018 par les min­istères des Finances, de l’Intérieur, les grands étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers et col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales, avec par endroits l’utilisation con­jointe du vote à l’urne et du vote élec­tron­ique. La par­tic­i­pa­tion glob­ale, qui s’établissait en 2014 à 52,8 % et mar­quait déjà une baisse par rap­port aux scrutins précé­dents, est descen­due cette fois sous la barre des 50 %, à 49,8 %. De 50,8 % à la fonc­tion publique d’État, elle pla­fonne à 51,7 % à la ter­ri­to­ri­ale mais atteint à peine 44,1 % à l’hospitalière. « La par­tic­i­pa­tion est en baisse mais ce n’est pas non plus l’effondrement que cer­tains attendaient, estime Mylène Jacquot, secré­taire générale de la CFDT-​Fonctions publiques. Nous savons qu’il y a des secteurs très dure­ment éprou­vés, la police, la péni­ten­ti­aire ou l’hôpital, pour ne citer que ceux-​là, qui peu­vent con­naître un phénomène d’abstention ou de repli vers un vote défen­sif. Il n’en reste pas moins que les résul­tats globaux sont posi­tifs. C’est le résul­tat d’un tra­vail col­lec­tif qui nous a per­mis d’éviter le pire, pour des élec­tions qui se sont déroulées dans un con­texte tendu, qui ne nous était pas for­cé­ment favor­able. »

Une per­cée dans les ministères

Les résul­tats oscil­lent selon les ver­sants, et ne reflè­tent pas tou­jours l’investissement mil­i­tant fourni pen­dant la cam­pagne. À la fonc­tion publique d’État, où 148 700 voix (13,9 %) se sont portées sur la CFDT, les sit­u­a­tions dif­fèrent selon les min­istères. Une belle vic­toire revient à la Fédéra­tion des étab­lisse­ments et arse­naux de l’État (FEAE), grâce à laque­lle la CFDT devient pre­mière organ­i­sa­tion syn­di­cale au min­istère des Armées, devançant FO avec 27,5 % des voix con­tre 25,8 %. La CFDT-​Finances peut, elle aussi, se féliciter des résul­tats très sat­is­faisants obtenus par l’alliance CFDT-​CFTC notam­ment chez les cadres de caté­gorie A.

À l’Éducation nationale, la CFDT (8,4 %) main­tient ses posi­tions, et la tonal­ité glob­ale est opti­miste. « Nous pro­gres­sons partout soit en représen­ta­tiv­ité, soit en nom­bre de voix, notam­ment dans l’enseignement supérieur et la recherche, ainsi que dans le pre­mier degré où notre implan­ta­tion n’a pas été facile, et où nous obtenons 9 968 voix, soit 700 de plus qu’en 2014, se réjouit Cather­ine Nave-​Bekhti. Nous devenons la pre­mière organ­i­sa­tion syn­di­cale de l’Insep [Insti­tut national du sport, de l’expertise et de la per­for­mance] avec 58,2 % des voix. Mais ces résul­tats ne sont pas encore à la hau­teur de la dynamique de développe­ment que nous avons con­nue ces qua­tre dernières années, nous avons devant nous un chantier de prox­im­ité avec les adhérents à pour­suivre. » Dans l’enseignement privé, la Fédéra­tion de la For­ma­tion et de l’Enseignement privés (FEP) peut se pré­val­oir d’une pre­mière place avec 34,6 % des voix.

Un pied dans la porte

Au min­istère de la Jus­tice, rel­e­vant du champ d’Interco, la CFDT reste sta­ble à 8,4 % ; elle pro­gresse aux Affaires étrangères (27,1 %) ainsi qu’à l’Intérieur (9,3 %). « À la police, nous avons mis un pied dans la porte grâce aux efforts d’Alternative Police, qui vient de nous rejoin­dre, et du Syn­di­cat des cadres de la sécu­rité intérieure [SCSI], insiste Claire Le Calon­nec, secré­taire générale d’Interco. Nous sommes déçus du nom­bre de sièges obtenus en CTPN [comité tech­nique de la police nationale] mais c’est un début d’implantation. C’est une voie d’avenir. »

Quant à la ter­ri­to­ri­ale, où le dia­logue social est tou­jours aussi com­pliqué, Claire Le Calon­nec se dit « fière et soulagée ». Les 951 777 électeurs de la fonc­tion publique ter­ri­to­ri­ale qui se sont exprimés jusqu’au 6 décem­bre ont placé la CFDT en deux­ième posi­tion de leurs suf­frages. Avec 22,5 % des voix, elle améliore son score précé­dent de 0,4 point là où, dans le même temps, la CGT et FO recu­lent respec­tive­ment de 0,8 et 1,7 point.

Côté fonc­tion publique hos­pi­tal­ière, le bilan est plus nuancé. Le taux de par­tic­i­pa­tion est en baisse de 6,1 points par rap­port à 2014. Une chute qui s’explique sans doute par le cli­mat social très dégradé depuis plusieurs années. Mal­gré une troisième place avec 24,3 % des voix der­rière FO (24,8 %) et la CGT (31,6 %), l’organisation fait de très bons scores dans les petits étab­lisse­ments, comme les Ehpad.

Même si les con­cur­rents ont gardé la main sur des bas­tions tels que l’AP-HP, d’importants étab­lisse­ments sont néan­moins passés du côté CFDT. Aux cen­tres hos­pi­tal­iers de Dunkerque, où elle pro­gresse de 18 points depuis 2014, ou d’Arras, où la CFDT, qui n’était pas implan­tée, a rem­porté 20 % des suf­frages ! « La décep­tion pre­mière a vite été effacée. C’est une belle réus­site. Nous savons que nous avons par­ticipé au résul­tat final de faire de la CFDT le pre­mier syn­di­cat de France », con­clut Ève Res­canières, la secré­taire générale de la CFDT-​Santé-​Sociaux. Une fierté partagée par tous les mil­i­tants CFDT.