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Syn­di­cat du Ministère

de l’Intérieur
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Cà y est, nous l’avons fait! La CFDT est aujourd’hui la 1ère organ­i­sa­tion syn­di­cale dans le secteur privé. Bravo à celles et ceux qui chaque jour ont tra­vaillé pour ce résul­tat. Il ne reste plus qu’à trans­former l’essai en le devenant aussi dans la fonc­tion publique en 2018.

C’est un séisme dans le paysage syn­di­cal. Attendu, annoncé, espéré, mais non moins his­torique. La deux­ième mesure de la représen­ta­tiv­ité des organ­i­sa­tions syn­di­cales du secteur privé – qui agrège les résul­tats du pre­mier tour des élec­tions DP/​CE dans les entre­prises de plus de onze salariés, les élec­tions TPE et dans les cham­bres départe­men­tales d’agriculture – hisse la CFDT en tête des organ­i­sa­tions syn­di­cales représen­tant les salariés du secteur privé, à 26,37 %. Elle pro­gresse ainsi de 0,37 points, mais surtout de 62 741 voix. Elle devance la CGT qui, à 24,85 %, est reléguée en deux­ième posi­tion – une sit­u­a­tion inédite depuis la con­sti­tu­tion de cette organ­i­sa­tion en 1895.

Le syn­di­cal­isme CFDT conforté

« Alors que beau­coup pen­saient cela impos­si­ble il y a quelques années, nous vivons un pro­fond boule­verse­ment du paysage syn­di­cal, souligne Lau­rent Berger. Et si, depuis 2013 nous étions con­va­in­cus que c’était pos­si­ble, nous n’imaginions pas un tel écart aujourd’hui ! » Il faut dire que tan­dis que la CFDT pro­gresse, la CGT régresse forte­ment en points (- 1,96 point) et en nom­bre de voix (- 58 189).

« Cette pre­mière place con­firme que notre type de syn­di­cal­isme, capa­ble de regarder la réal­ité en face pour mieux la trans­former, capa­ble de faire des propo­si­tions, de s’engager dans la négo­ci­a­tion et d’obtenir des résul­tats con­crets, répond aux attentes des salariés », a salué le secré­taire général de la CFDT. De fait, alors que les organ­i­sa­tions syn­di­cales dites réformistes sont dans une dynamique plus ou moins forte de pro­gres­sion, les organ­i­sa­tions dites con­tes­tataires mar­quent plus ou moins le pas : la CFE-​CGC pro­gresse ainsi de 1,25 points à 10,67 %, la CFTC 0,19 points à 9,49 % et l’Unsa de 1,21 points à 5,35 % ; dans le même temps, FO perd 0,42 points à 15,59 % et Sud reste sta­ble à 3,46 % (-0,1 point).

En poids relatif (recal­culé sur la base des organ­i­sa­tions ayant franchi le seuil des 8 % pour être représen­ta­tives au niveau national inter­pro­fes­sion­nel), la CFDT atteint 30,32 % – ce qui la met en posi­tion de pou­voir signer seule un accord au niveau national interprofessionnel.

Un rassem­ble­ment des mil­i­tants le 3 octo­bre prochain

Immé­di­ate­ment après l’annonce des résul­tats, ce 31 mars au Haut Con­seil du dia­logue social, Lau­rent Berger a tenu à souligner que « ce résul­tat est celui de mil­liers de femmes et d’hommes qui, chaque jour, s’engagent auprès de leurs col­lègues pour les défendre, les accom­pa­g­ner, obtenir de nou­veaux droits qui améliorent leur quo­ti­dien. Ce sont les mil­i­tantes et mil­i­tants CFDT, qui obti­en­nent la con­fi­ance et le vote des salariés et peu­vent être fiers de ce qu’ils accom­plis­sent chaque jour. Avec eux, le syn­di­cal­isme français vient de changer de vis­age ! » Un rassem­ble­ment de plus de 10 000 mil­i­tants, le 3 octo­bre prochain, per­me­t­tra d’amplifier la dynamique.

Les qua­tre appels de la CFDT

Con­scient du poids et de la respon­s­abil­ité qui vont de pair avec cette pre­mière place, Lau­rent Berger a saisi l’occasion pour lancer qua­tre appels. Aux futurs gou­ver­nants de ce pays, une mise en garde : « Il n’y a pas, et il n’y aura pas de pro­grès économique et social durable sans un dia­logue social de qual­ité, s’appuyant sur des organ­i­sa­tions syn­di­cales solides et recon­nues de l’entreprise au national en pas­sant par la branche et les ter­ri­toires. » Il a invité patronat et employeurs à « don­ner davan­tage d’espaces à un dia­logue social fondé sur la recon­nais­sance d’intérêts con­tra­dic­toires mais cher­chant le com­pro­mis utile à tous » et à « partager davan­tage le pou­voir économique avec ceux qui représen­tent l’intérêt des salariés » : « Le syn­di­cal­isme change…alors changez aussi ! » Aux autres organ­i­sa­tions syn­di­cales « qui parta­gent notre con­cep­tion de la démoc­ra­tie sociale et du pro­grès social », il a pro­posé : « Tra­vail­lons davan­tage ensem­ble, mal­gré nos dif­férences et nos diver­gences. Les salariés atten­dent de nous des résul­tats et nous serons plus forts ensem­ble pour les obtenir. » Enfin, il a appelé les salariés à rejoin­dre la CFDT pour « dévelop­per ensem­ble ce syn­di­cal­isme con­struc­tif et utile pour cha­cun ». Et con­tribuer à écrire une nou­velle page du syn­di­cal­isme. Avec l’ambition, affir­mée par le secré­taire général, de « devenir pre­mière organ­i­sa­tion syn­di­cale dans le pub­lic comme dans le privé » lors des élec­tions dans la fonc­tion publique en 2018.