Porte-voix blanc-petit gif

Logo Bandeau 2014

Syn­di­cat du Ministère

de l’Intérieur
S’ENGAGER POUR CHA­CUN
AGIR POUR TOUS
  • SMI CFDT

    Syn­di­cat du Min­istère de l’Intérieur

    Nous con­tac­ter
  • Signez la péti­tion
  • Pro­tec­tion sociale com­plé­men­taire :

    La CFDT Fonc­tions publiques milite pour que tous les agents publics, fonc­tion­naires et con­tractuels, soient cou­verts en santé et en prévoy­ance et que la par­tic­i­pa­tion des employeurs soit au moins équiv­a­lente à celles des employeurs privés

    Ce que veut la CFDT
  • SALAR­IAL 2018

    2018 est une année néga­tive pour le pou­voir d’achat dans la Fonc­tion publique : gel de la valeur du point, rétab­lisse­ment du jour de carence, aug­men­ta­tion de la coti­sa­tion retraite, report du cal­en­drier PPCR, hausse de la CSG avec des modal­ités de com­pen­sa­tion dégres­sives de fait à compter de 2020..

    Nos reven­di­ca­tions
  • CFDT Fonc­tions publiques !

    POURQUOI LUT­TER CON­TRE LES DIS­CRIM­I­NA­TIONS
RETRAITES, EN EST-​ON ?

Le pro­jet de réforme du gou­verne­ment est connu depuis la mi-​juin. La CFDT n’a pas ménagé sa peine pour en dénon­cer le car­ac­tère injuste et inef­fi­cace sur le long terme. Nous avons fait enten­dre nos posi­tions et nos propo­si­tions à l’opinion, aux salariés, aux par­lemen­taires.
Nous avons pris une part impor­tante dans l’intersyndicale qui rythme les mobil­i­sa­tions depuis des mois.
Depuis la ren­trée, trois man­i­fes­ta­tions déjà mon­trent une mobil­i­sa­tion qui ne faib­lit pas. Le gou­verne­ment y oppose une ridicule guerre de chiffres à pro­pos du nom­bre de man­i­fes­tants. Il campe pour l’instant sur ses posi­tions. La loi
est à présent entre les mains des séna­teurs. Une nou­velle man­i­fes­ta­tion est prévue le 12 octo­bre. Elle sera vraisem­blable­ment suivie d’une autre mobil­i­sa­tion, un week-​end, avant le vote final des par­lemen­taires.

Où en est le texte ? Que demande la CFDT ?
Jusqu’à quand vont durer les man­i­fes­ta­tions ?
Le point en 10 questions-​réponses.


1. L’Assemblée nationale a-​t-​elle fait bouger le texte du gou­verne­ment ?
Les députés ont fait évoluer le texte à la marge.
• Le taux d’incapacité pour par­tir à 60 ans a été abaissé à 10 %. Ce n’est pas une recon­nais­sance de la péni­bil­ité, mais c’est la pre­mière fois qu’une loi recon­naît des critères d’exposition.
Cepen­dant, cela ne béné­ficiera qu’à un petit nom­bre de salariés.
• La durée min­i­male de car­rière dans la fonc­tion publique afin de béné­ficier d’une retraite de fonc­tion­naire a été abais­sée de quinze à deux ans.
On est encore très loin du compte !

2. Que demande la CFDT aux séna­teurs ?
La CFDT attend que les séna­teurs pren­nent leurs respon­s­abil­ités. Nous deman­dons notam­ment que :
• tout salarié puisse béné­ficier de sa retraite pleine et entière, quel que soit son âge dès qu’il a atteint la durée de coti­sa­tion en vigueur ;
• les salariés ayant cotisé à dif­férents régimes ne soient plus pénal­isés ;
• les salariés ayant eu des car­rières acci­den­tées, notam­ment les femmes, puis­sent con­tin­uer de béné­ficier de la retraite à taux plein dès 65 ans ;
• le principe d’une réforme sys­témique soit mis à l’étude.

3. En insis­tant sur la borne des 67 ans, la CFDT a-​t-​elle aban­donné les 62 ans ?
Non. La CFDT s’oppose avec la même fer­meté au recul des deux bornes d’âge. C’est le scé­nario le plus injuste pour les car­rières longues, les métiers pénibles et les par­cours hachés, qui con­cer­nent en par­ti­c­ulier les femmes. Au con­grès de Tours, nous avons tranché : l’allongement de la durée de coti­sa­tion est plus juste, en par­ti­c­ulier pour ceux qui ont com­mencé à tra­vailler jeunes.
François Chérèque a pro­posé de sus­pendre le report de la retraite à taux plein à 67 ans parce que celle-​ci ne s’applique pas avant 2016. C’est une ques­tion de bon sens : lais­sons aux par­lemen­taires qui seront élus après 2012 le soin de décider si cette mesure doit s’appliquer ou pas. C’est une reven­di­ca­tion à laque­lle des séna­teurs sem­blent sen­si­bles.

4. Pourquoi la CFDT n’appelle-t-elle pas à la grève générale pour dur­cir le mou­ve­ment ?
C’est bien connu, dans toute l’histoire des mou­ve­ments soci­aux : la grève générale ne se décrète pas d’en haut. Ce sont les salariés qui déci­dent s’ils veu­lent la faire ou non. Tous les appels à man­i­fester en semaine (les 24 juin, 7 sep­tem­bre et 23 sep­tem­bre) ont été assor­tis d’appels à la grève dans le pub­lic et dans des entre­prises du privé. Les salariés, pour l’instant, n’ont pas exprimé la volonté d’entrer dans un mou­ve­ment de grève large et recon­ductible.

5. Peut-​on voir appa­raître un mou­ve­ment de rad­i­cal­i­sa­tion des salariés ?
C’est un risque. Et le gou­verne­ment l’attise en faisant la sourde oreille. Mais ce n’est pas souhaitable. Bien sou­vent, les gou­verne­ments atten­dent des déra­pages pour retourner l’opinion con­tre les grévistes, con­tre les syn­di­cats, et dis­créditer leurs posi­tions. Au final, le mou­ve­ment de rad­i­cal­i­sa­tion se retourne sou­vent con­tre l’intérêt du plus grand nom­bre, et en par­ti­c­ulier ceux qui n’ont pas les moyens de faire grève pour des ques­tions de pou­voir d’achat ou de risque de
sanc­tions patronales.

6. Pourquoi la CFDT ne soutient-​elle pas l’idée d’un référen­dum ?
Il est impos­si­ble de répon­dre par oui ou par non à une ques­tion aussi com­plexe que notre sys­tème de retraites. D’ailleurs, quelle serait la ques­tion ? La réforme demande un véri­ta­ble débat de société ; c’est la rai­son pour laque­lle la CFDT demande un Grenelle des retraites, qui per­me­tte à cha­cun de s’impliquer.
Non, la CFDT ne sou­tient pas la réforme pro­posée par le gou­verne­ment.
Oui, la CFDT veut une réforme des retraites.
Mais réformer le sys­tème des retraites, c’est traiter des dizaines de prob­lèmes, ce n’est pas répon­dre à une seule ques­tion.

7. La CFDT pourrait-​elle accepter un com­pro­mis et quit­ter l’intersyndicale ?
Non. Pour qu’il y ait com­pro­mis, il faut une négo­ci­a­tion. Or il n’y en a pas, et il n’y en a pas eu.
Les syn­di­cats ont cha­cun donné leur point de vue, et le gou­verne­ment a tranché.
Aujourd’hui, nous sommes dans la sit­u­a­tion d’arracher le plus d’avancées pos­si­bles pour atténuer
les injus­tices du texte gou­verne­men­tal : des avancées sur la péni­bil­ité, les car­rières longues…
Bref, nous faisons notre tra­vail de syn­di­cal­istes. Il n’y a pas de com­pro­mis à rechercher, mais
des con­ces­sions à arracher.

8. Quelle est la place des jeunes dans le mou­ve­ment ?
Cette réforme ne résout rien pour les futures généra­tions. Les jeunes ont donc de bonnes raisons de s’intéresser à l’avenir des retraites. Ils ont toute leur place dans les cortèges. C’est à leurs organ­i­sa­tions de décider de leur mobil­i­sa­tion. S’ils déci­dent de venir, ils sont les bien­venus.

9. Sommes-​nous dans une sit­u­a­tion com­pa­ra­ble à la mobil­i­sa­tion con­tre le CPE ?
Non. La lutte con­tre le CPE visait au retrait d’une seule mesure, créée de toutes pièces par un gou­verne­ment. Le sys­tème des retraites, lui, est com­plexe, fait de mul­ti­ples dis­po­si­tions, et con­naît un vrai prob­lème de finance­ment. Il est indis­pens­able de le réformer pour le sauve­g­arder. On ne peut donc pas se con­tenter de deman­der le retrait du texte. Et ne l’oublions pas : le CPE a été retiré, mais la sit­u­a­tion des jeunes a con­tinué de se dégrader. De même, le retrait pur et
sim­ple de la loi sur les retraites ne réglerait pas la sit­u­a­tion de notre sys­tème de retraite.

10. Que se passera-​t-​il une fois la loi votée ?
Jusqu’à ce terme, nous nous bat­trons pied à pied pour changer le texte. Il est donc essen­tiel de réus­sir la mobil­i­sa­tion du 12 octo­bre. La suite du mou­ve­ment dépen­dra de l’évolution du texte et de la réac­tion des salariés. Dans notre démoc­ra­tie, les lois votées par les représen­tants élus par le peu­ple s’appliquent. D’ores et déjà, nous avons gagné la bataille de l’opinion : une majorité de Français rejet­tent cette réforme et en appel­lent une autre, plus juste et durable. Cette réforme ne règle rien sur le long terme. Il en fau­dra une autre.
La CFDT con­tin­uera de défendre son pro­jet de réforme, elle inter­pellera les can­di­dats à la prési­den­tielle. Il fau­dra exiger du patronat, qui sou­tient la réforme du gou­verne­ment, d’en tirer les con­séquences en matière d’emploi des jeunes, de main­tien des seniors dans l’emploi et d’égalité pro­fes­sion­nelle entre hommes et femmes.

Login Admin­is­tra­tion