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23-septembre-petite

- Com­mu­niqué des Unions régionales d’Ile‐de‐France et Let­tre ouverte

La journée d’action uni­taire de grève et de man­i­fes­ta­tion du mardi 7 sep­tem­bre a mar­qué un niveau iné­galé de mobil­i­sa­tion : 270 000 man­i­fes­tants à Paris, (un itinéraire de délestage a été organ­isé pour per­me­t­tre le bon déroule­ment de la manifestation).

La mobil­i­sa­tion a forte­ment pro­gressé depuis le 24 juin notam­ment par des arrêts de tra­vail dans le pub­lic et dans le privé.

Une grande majorité de salariés dés­ap­prouve les pro­jets gou­verne­men­taux et demande l’ouverture immé­di­ate de réelles négo­ci­a­tions pour préserver, con­solider les droits à la retraite dès 60 ans et la péren­nité du sys­tème de retraite par répartition.

Mal­gré cela, le gou­verne­ment reste sourd et veut empêcher le débat à l’Assemblée nationale, comme dans le pays. Cela est inacceptable !

Il faut faire enten­dre les reven­di­ca­tions des salariés ! Les organ­i­sa­tions syn­di­cales d’Ile‐de‐France pro­posent d’ores et déjà de nou­veaux rendez‐vous de mobilisation :

Les organ­i­sa­tions syn­di­cales régionales pro­posent de faire du jeudi 23 sep­tem­bre une nou­velle grande journée de grève et de man­i­fes­ta­tion, à 13h00 heures à Paris, (de Bastille vers Concorde).

Paris le 9 sep­tem­bre 2010

CFDTCFTCCFE/​CGC – CGTFSUSOL­IDAIRESUNSA

Retraite : de nou­veaux rendez‐vous de mobilisation


LET­TRE OUVERTE

Mon­sieur le Prési­dent de la République,

Mon­sieur le Pre­mier Ministre,

Mes­dames et messieurs les mem­bres du gouvernement,

Mes­dames et messieurs les députés,

Mes­dames et messieurs les sénateurs,

Les salariés se sont mobil­isés dans des pro­por­tions excep­tion­nelles le 7 sep­tem­bre 2010 à l’appel des organ­i­sa­tions syn­di­cales. Le car­ac­tère injuste et inef­fi­cace de la réforme des retraites à l’examen en ce moment au par­lement mal­gré nos protes­ta­tions est à l’origine du con­flit en cours. Cette réforme va aggraver les iné­gal­ités sans répon­dre aux enjeux de long terme. La méth­ode util­isée qui a con­sisté pour l’essentiel à recevoir les syn­di­cats sans jamais réelle­ment les enten­dre a con­tribué à accroître les tensions.

Les annonces du 8 sep­tem­bre 2010 qui se veu­lent une réponse aux mobil­i­sa­tions ne mod­i­fient pas la logique glob­ale de la réforme pro­posée. Les injus­tices demeurent. Le cal­en­drier pré­cip­ité ne per­met pas d’être entendus.

Le recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite de 60 ans à 62 ans, com­biné à l’augmentation simul­tanée de la durée de coti­sa­tion, va forte­ment pénaliser les salariés, et plus par­ti­c­ulière­ment tous ceux qui ont com­mencé à tra­vailler jeunes, qui seront amenés à con­tribuer plus que les autres au finance­ment du sys­tème sans acquérir le moin­dre droit supplémentaire.

Le recul de l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans va dure­ment aggraver la sit­u­a­tion des salariés qui ont eu des par­cours pro­fes­sion­nels morcelés, en par­ti­c­ulier les femmes dont près de 30% font val­oir aujourd’hui leurs droits à la retraite à 65 ans pour éviter une pénal­ité sur leur pen­sion et ceux qui sont con­duits à entrer tar­di­ve­ment sur le marché du travail.

Ce report des âges légaux va entraîner un pro­longe­ment du chô­mage pour les nom­breux salariés qui ne sont plus en activ­ité lorsqu’ils par­tent à la retraite ce qui les pénalis­era finan­cière­ment tout en repor­tant les charges finan­cières sur d’autres comptes sociaux.

La péni­bil­ité du tra­vail n’est pas recon­nue dans ses con­séquences sur l’espérance de vie des salariés qui y ont été exposés.

Les fonc­tion­naires se voient imposer une hausse dras­tique du taux de leur coti­sa­tion, en péri­ode de gel des salaires, con­duisant à une baisse impor­tante et injuste de leur pou­voir d’achat.

Au total, le pro­jet de loi de réforme des retraites fait reposer l’essentiel de l’effort sur les salariés, ne répond ni aux ques­tions d’emploi, en par­ti­c­ulier des jeunes et des seniors, ni à la résorp­tion des iné­gal­ités ni au besoin de finance­ment. Les salariés devraient accepter de payer la fac­ture de la crise finan­cière et économique dont ils ne sont pas respon­s­ables. Cette réforme est donc inacceptable.

Pour toutes ces raisons, au nom des salariés nous vous deman­dons solen­nelle­ment d’entendre le point de vue des organ­i­sa­tions syn­di­cales dans la per­spec­tive de définir un ensem­ble de mesures justes et effi­caces pour assurer la péren­nité du sys­tème de retraites par répartition.

Dans ce con­texte le vote de ce pro­jet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité. Bernard THIBAULT

Secré­taire général de la CGT

François CHEREQUE

Secré­taire général de la CFDT

Jacques VOISIN

Prési­dent de la CFTC

Bernard VAN CRAEYNEST

Prési­dent de la CFE-​CGC