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    POURQUOI LUT­TER CON­TRE LES DIS­CRIM­I­NA­TIONS

Nous tenons à vous informer que la CAP Nationale des ingénieurs des ser­vices tech­niques ne s’est pas tenue aujourd’hui.

Les 4 élus CFDT et les 3 ingénieurs tirés au sort, et donc sans éti­quette, ont en effet boy­cotté la CAP afin de faire enten­dre la voix du corps et, plus générale­ment de la filière.

Nous esti­mons en effet que la sit­u­a­tion des per­son­nels tech­niques n’est pas suff­isam­ment prise en con­sid­éra­tion dans le con­texte anx­iogène de restruc­tura­tion des ser­vices : SAELSI, SGAMI, DEPAFI,.…

Face au refus du prési­dent de la CAP d’entendre la déc­la­ra­tion préal­able (cf PJ) por­tant sur les inquié­tudes et sur le pro­fond malaise de nos col­lègues, nos élus n’ont eu d’autre choix que de quit­ter la salle de CAP.

Cette action, qui présente un car­ac­tère excep­tion­nel, est des­tinée à tirer un sig­nal d’alarme sur la con­di­tion des per­son­nels techniques.

La CAP est donc reportée à une date que l’administration nous com­mu­ni­quera sous huitaine.


DEC­LA­RA­TION PREALABLE

CAP

DES INGE­NIEURS DES SER­VICES TECH­NIQUES

2 JUIL­LET 2014

Mon­sieur le président,

Alors que les SGAMI se met­tent en place, la CFDT appelle solen­nelle­ment votre atten­tion sur les inquié­tudes et, plus glob­ale­ment, sur le pro­fond malaise des ingénieurs des ser­vices techniques.

Alors même que la CFDT demande depuis plusieurs années qu’une réflex­ion de fond soit engagée sur le devenir de la fil­ière tech­nique qui prenne en compte l’évolution des métiers (davan­tage d’immobilier, moins de logis­tique et exter­nal­i­sa­tion de l’habillement) et l’augmentation des effec­tifs con­séc­u­tive à l’arrivée de la gen­darmerie, la fil­ière est aujourd’hui per­cutée par des réor­gan­i­sa­tions majeures et se sent délaissée.

Les SGAP, à l’origine struc­tures sup­port de la police nationale, sont trans­for­mées en SGAMI, et pren­nent de ce fait une dimen­sion ministérielle.

Les ingénieurs, qui occu­paient les fonc­tions d’encadrement dans les direc­tions tech­niques des SGAP ainsi que de leurs direc­tions régionales et antennes, red­outent l’arrivée mas­sive de gen­darmes, voire de per­son­nels act­ifs, qui ne cachent pas leur volonté d’occuper un max­i­mum de postes à responsabilités.

Nous refu­sons que les ingénieurs des ser­vices tech­niques fassent les frais de cette reforme et soient relégués à des postes subalternes.

Au con­traire, l’éclatement des direc­tions tech­niques doit se traduire par une offre plus impor­tante de postes d’encadrement et une aug­men­ta­tion sub­stantielle du nom­bre d’emplois fonctionnels.

L’effectif du corps des ingénieurs a dou­blé en quelques années sans que l’on se préoc­cupe de l’évolution des car­rières de nos col­lègues et de trou­ver des postes de débouché.

Ces derniers pour­raient même dimin­uer puisqu’il y a de réelles inter­ro­ga­tions sur le devenir des direc­tions et antennes des SGAMI qui, si elles sont main­tenues pour le moment, pour­raient voir leur fonc­tion­nement pro­fondé­ment mod­i­fié, par la sup­pres­sion de l’encadrement de proximité.

Par ailleurs, l’exemple du SAELSI ne fait qu’attiser les inquié­tudes de nos col­lègues, puisque les postes de chefs de bureau dits tech­niques ont été scan­daleuse­ment con­fiés à des gen­darmes et à des policiers, qui ont voca­tion pour­tant à retourner sur la voie publique. Il n’y a aucun ingénieur chef de bureau ou adjoint à un chef de bureau, à une excep­tion près !

La DEPAFI n’est d’ailleurs pas en reste, puisque la réor­gan­i­sa­tion de la sous-​direction des affaires immo­bil­ières de 2013 n’a posi­tionné aucun ingénieur sur des postes de chef de bureau ou d’adjoint au chef de bureau. Le pilotage de l’immobilier du min­istère de l’intérieur est con­fié à des administratifs.

Nous tenons à rap­peler que le corps des ingénieurs des ser­vices tech­niques est le seul corps de caté­gorie A du min­istère de l’intérieur à être recruté à BAC +5, ce que l’administration sem­ble avoir man­i­feste­ment oublié !

Nous atten­dons donc du min­istère de l’intérieur, et donc de la DRH, qu’il sou­ti­enne davan­tage les ingénieurs des ser­vices tech­niques dans la défense de leurs intérêts professionnels.

Cela passe par :

- Une reval­ori­sa­tion des car­rières et une meilleure ges­tion des par­cours professionnels

- Un accès facil­ité à des postes d’encadrement,

- L’ouverture rapide d’un chantier statu­taire débouchant sur une amélio­ra­tion de la grille et la créa­tion d’un 3 ème grade ter­mi­nant à HEA

A cet égard, le nou­veau secré­taire général du min­istère de l’intérieur, M. le préfet Michel LALANDE, que la CFDT a ren­con­tré, a indiqué que la réforme du statut des ingénieurs des ser­vices tech­niques était une de ses pri­or­ités pour 2015.

La CFDT en accepte l’augure, mais sera très atten­tive à la con­créti­sa­tion de cet engagement.

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