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Syn­di­cat du Ministère

de l’Intérieur
S’ENGAGER POUR CHA­CUN
AGIR POUR TOUS


OÙ EST PASSÉ LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION

AVEC L’ABANDON DE LA QUATORZAINE ?

Habitués aux élé­ments de lan­gage de la classe poli­tique, nous sommes très sur­pris, dans le con­texte actuel, de ne voir aucune référence au principe de précaution.

Force est de con­stater que l’inscription du principe de pré­cau­tion dans la Con­sti­tu­tion n’a pas été d’un grand sec­ours face à la pandémie du coro­n­avirus en France.

Au quo­ti­dien, ce n’est pas plus le cas, alors même que, le 16 mars dernier, le min­istre de l’Intérieur marte­lait « restez chez vous » et que le 28 mars le Pre­mier min­istre annonçait que l’on n’était qu’au début du combat.

Com­ment ne pas être inter­pelés, alors même que nous sommes rap­pelés à l’ordre tous les jours sur la néces­sité vitale de rester con­finés, par les con­signes de la Direc­tion générale de la fonc­tion publique, des min­istères et même des médecins de préven­tion de CON­TIN­UER A TRA­VAILLER Y COM­PRIS LORSQUE NOUS AVONS ETE EN CON­TACT AVEC UNE OU DES PER­SON­NES CON­T­A­M­I­NEES. LA QUA­TORZAINE N’EXISTERAIT PLUS !

Alors que des spé­cial­istes recon­nus s’expriment dans les médias pour faire part de leurs doutes sur les modal­ités de trans­mis­sion du virus, la DGAFP écrit, très sûre d’elle (c’est vrai qu’à l’ENA il y a une option « mal­adies virales ») :

« La con­t­a­m­i­na­tion néces­site un con­tact direct en face à face à moins d’un mètre ou de plus de 15 min­utes avec un per­sonne malade ».

Il faut donc arrêter de deman­der des masques mais se munir d’un chronomètre et d’un mètre… !

Les « mesures bar­rière » sont là pour nous sauver !

Ce n’est pas sérieux et nos col­lègues en sont de plus en plus con­scients et deman­dent à pou­voir être con­finés dans ce genre de situation.

Il s’agit de col­lègues qui ne sont pas mem­bres du corps médi­cal et dont la présence ne sert donc pas directe­ment à sauver des vies. En revanche leur con­fine­ment con­tribue à lim­iter la prop­a­ga­tion du virus et une arrivée mas­sive de malades dans les ser­vices de réan­i­ma­tion. Il con­tribue donc à sauver des vies.

Mes­dames et messieurs les chefs de ser­vice, rester chez soi c’est dur, c’est un sacrifice.

NOUS SAI­SIS­SONS DONC CETTE OCCA­SION POUR CON­DAMNER CELLES ET CEUX QUI POR­TENT ENCORE UN JUGE­MENT MORAL SUR LES COL­LEGUES CON­FINES ET QUI FONT DE LA PRES­ENCE PHYSIQUE UN GAGE D’ENGAGEMENT PRO­FES­SION­NEL, AU-​DELA DES EXI­GENCES STRICTES DES PCA.

DANS CE COM­BAT, IL N’Y A PAS DES GAG­NANTS ET DES PER­DANTS, MAIS JUSTE LA NECES­SITE DE VEILLER LES UNS SUR LES AUTRES !

« s’en sor­tir, sans sortir ! »