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Syn­di­cat du Ministère

de l’Intérieur
S’ENGAGER POUR CHA­CUN
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Par Christophe Pauly, secré­taire national F3C CFDT ; Christophe Rouget, secré­taire général SCSI CFDT ; Denis Jacob, secré­taire général Alter­na­tive Police CFDT

Dans une démoc­ra­tie, assurer la sécu­rité des per­son­nes et informer libre­ment ces mêmes per­son­nes ne peu­vent sous aucun pré­texte s’opposer et être ainsi incompatibles.

Il est urgent que le Gou­verne­ment apaise les ten­sions et réponde aux inquié­tudes sus­citées par la for­mu­la­tion actuelle du texte.

Ainsi, les fédéra­tions F3C CFDT et INTERCO CFDT et leurs affil­iés, le Syn­di­cat national des médias et de l’écrit CFDT (SNME), le Syn­di­cat des cadres de la Sécu­rité intérieure CFDT (SCSI) et Alter­na­tive Police CFDT, représen­tants l’ensemble des per­son­nels et mil­i­tants de ces branches pro­fes­sion­nelles, réaf­fir­ment leur ferme volonté de défendre les piliers de notre démoc­ra­tie française.

Nos organ­i­sa­tions refusent toute mod­i­fi­ca­tion de la loi sur la lib­erté de la presse de juil­let 1881.

De la même manière, nos organ­i­sa­tions syn­di­cales atten­dent que tout soit mis en oeu­vre pour garan­tir la pro­tec­tion des forces de sécu­rité et de leurs familles tout comme les jour­nal­istes et les tech­ni­ciens doivent pou­voir tra­vailler en toute sécu­rité. Une réponse ferme doit être apportée con­tre tous les appels à la haine ou à la vio­lence à leur égard.

Les organ­i­sa­tions CFDT sig­nataires rap­pel­lent leur attache­ment au déroule­ment paci­fique des man­i­fes­ta­tions et con­damnent les vio­lences de tout ordre qui peu­vent inter­venir en marge des défilés. Les jour­nal­istes et les policiers doivent pou­voir tra­vailler en sécurité.

Le con­texte social, san­i­taire et sécu­ri­taire en France frag­ilise la notion du « vivre ensem­ble » et la con­fi­ance en nos insti­tu­tions. La pro­tec­tion des uns ne peut pas se faire au détri­ment des autres. Une loi sur la sécu­rité peut s’écrire sans référence à la presse.

Les organ­i­sa­tions syn­di­cales sig­nataires sol­lici­tent la mise en place d’un dia­logue social en amont du débat par­lemen­taire afin d’éviter toute nou­velle impasse.

Opposer fonc­tion­naires de police et jour­nal­istes ne fait qu’envenimer un cli­mat social délétère et favoriser les expres­sions les plus vio­lentes. Le Gou­verne­ment doit agir en urgence pour préserver la cohé­sion sociale et enrayer tous les proces­sus de défi­ance et de repli qui frac­turent notre société.